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Protection de la Forêt des Mikeas Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

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 Il y a urgence  d’agir pour la protection de cette forêt, dont la disparition est prévue à très court terme si rien n'est fait d'ici là.Humada étudie les conditions pour créer une réserve forestière.

 

Lire l'enquête publiée par les Nouvelles à Madagascar

Nous nous renseignons sur les conditions pour l’obtention d’une concession pour créer une réserve forestière.

L'objectif à court terme : empêcher tout projet immobilier et protéger la forêt, cette forêt est un écosystème très complet, abritant une tribu des ‘mikéas’ que nul n’approche.

DÉFORESTATION   300 000 hectares de forêts perdus par an
 
( Les nouvelles paru le 28/2/2009 )


        Le fonds des Nations unies pour l’agriculture (FAO) tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme concernant la déforestation à Madagascar. En effet, le pays perdrait 300.000 hectares de forêts naturelles par an selon un rapport publié récemment. Ce qui ramènerait à 16% la surface de l’île encore couverte de forêts naturelles avec un bilan futur effrayant. Soit seuls six millions d’hectares resteront boisés en 2015. La déforestation est causée par la culture sur brûlis ou «Tavy», une pratique qui demeure encore un sujet à polémique notamment dans les zones rurales.
 
En fait, le «Tavy» des forêts denses humides et naturelles est encore largement pratiqué par les agriculteurs qui y trouvent un compromis entre les impacts du changement climatique, les disponibilités en main d’œuvre et la sécurité alimentaire. Par conséquent, la plupart des collines sont défrichées pour faire place à la culture de manioc ou de riz pluvial. Les bûches sont débitées pour usage domestique et culinaire. L’impact est terrible et irréversible sur le sol, citons entre autres, l’érosion du sol et la perte de biodiversité. Bref, une baisse de la qualité de l’environnement globale du pays est remise en question.
 
Noro Niaina

 
Enquête du journal les nouvelles 9/9/2008 - Forêt des Mikeas
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"Disparition totale d’ici 2010

Incroyable mais vrai, la forêt de Mikea est en train de disparaître à jamais. D’après une enquête effectuée sur les lieux dix jours durant, du 21 au 30 août 2008, la forêt n’existerait plus d’ici 2010. La situation est alarmante et la population en subit les conséquences. La culture sur brûlis connue sous le nom de Hatsake gagne du terrain et constitue la cause principale de la déforestation. La réalité effraye l’esprit et fait pleurer les uns tant la vision d’une vaste étendue de forêt morte demeure une hantise. La forêt des Mikea a vécu son premier cauchemar vers les années 80. A l’époque, ses occupants commencèrent à sortir de leurs cachettes. Les Mikea changent de mode de vie en cultivant du maïs au lieu de chasser. Faute de matériel de production, ils n’ont d’autres options que de brûler la forêt afin de fertiliser la terre et de pouvoir planter. Ce n’est qu’une solution facile et non-durable car après deux ans les sols deviennent complètement stériles.
 
Huit communes sont concernées par ce fléau : Manombo, Ankilimaliniky, Tsianisiha, Analamisampy, Antanimeva, Basibasy, Bafandriana Sud, Ambahikily.
 
plan_foret_mikea.jpgLa nature en agonie
 
Face à une telle situation, de nombreuses espèces végétales dont la plupart sont endémiques à Madagascar comme les bois de Cercueil (nato, lovanjafy, vakirabo) se font de plus en plus rares. Ce type de végétation ne constitue pas seulement des richesses naturelles mais surtout des richesses traditionnelles et culturelles. Il en est de même pour les brousses épineuses, comme les raketa (Cactus), un complément alimentaire des habitants, et les sisals. . .
 
Les espèces animales ne sont pas à l’abri de ces menaces. La forêt des Mikea est un refuge idéal pour les animaux spécifiques des milieux semi- arides. Un lieu d’habitation favorable pour les différents types de microgale M. jenkisae Une espèce rare et unique au monde a été découverte en 2002 dans la forêt, par des chercheurs américains et malgaches. Cette espèce est en danger à cause du Hatsake. Non seulement elle est victime de la déforestation, mais elle constitue également une des bases alimentaires des Mikea à part le miel, les amidons, les babo ainsi que les patates sauvages. Un hérisson coûte 3000 Ar à 4000 Ar en ce moment car il est difficile d’en trouver.
 
Un climat défavorable
 
À l’instar des autres régions de Madagascar et le reste du monde, cette zone n’échappe pas aux effets néfastes du changement climatique. L’eau devient de plus en plus rare suscitant différentes sortes d’épidémies : Conjonctivite en permanence et des diarrhées périodiques. La population vit dans un environnement malsain et insalubre. L’eau est très chère et devient un produit de luxe malgré le fait qu’elle n’est pas potable. Un baril de 200 litres vaut 6000 Ar (le salaire moyen locale est de 60 000 Ar) et pour s’approvisionner il faut parcourir 20 kilomètre en dehors du village. On l’utilise seulement pour boire et pour la cuisson. D’ailleurs, il est impossible de creuser des nouveaux puits car les sources d’eau sont sèches à cause de la déforestation. Une organisation non gouvernementale connue sous le nom de «Projet Mikea» a essayé d’en faire pour approvisionner en eau la population locale. Elle a investi 10 millions d’ariary pour un puits, mais ses actions ont été vaines.

Un grand défi à relever
 
La forêt des Mikea est l’un des patrimoines nationaux malgaches dans le domaine de l’environnement et de la biodiversité ainsi que de la culture. Réputée par ces histoires mystiques cette forêt constitue un atout majeur pour le développement du tourisme de la région. Malheureusement, ce n’est plus le cas. Une solution s’impose de la part des autorités régionales et nationales. Les 70 ha restants dans le quartier d’Ambovomena attendent des promoteurs pour leur sauvegarde. Il n’est pas encore tard pour les classer parmi les aires protégées.
 
D’après l’explication de Monsieur Jean De la Croix, chef du projet Mikea, de nombreux organismes malgaches et étrangers étaient venus dans cette forêt et convaincus de la gravité de la situation, malheureusement aucune mesure n’a été prise. En mars 1996 et en 1998, des émissaires du ministère des eaux et des forêts s’étaient rendus sur place. Un dina a été adopté : une personne peut cultiver 100 jeunes plants pendant une période déterminée en contrepartie elle doit utiliser une machine agricole qui permet de stopper le hatsake. Dommage, ce n’était qu’un projet en l’air. De même, en 2002 avec la WWF, en 2003 avec l’Angap.
 
Les Mikea sont conscients de la grandeur du problème. Toutefois, ils n’ont pas d’autres issues. En ce moment même, les chefs quartier travaillent en étroite collaboration avec des agents forestiers pour les sensibiliser, ou même réprimer les dépréciateurs de la nature. Aucun projet officiel ne plane à l’horizon pour la mise en valeur de cette forêt. La population compte donc sur la mise en place du Madagasikara Amperin’Asa qui stipule dans son engagement n°7, défi n°1 et n°2, l’augmentation des aires protégées en nombre.
 
Le problème dans cette localité est le manque de financement et l’incompétence même de certaines autorités régionales. D’après notre enquête, des hauts responsables ignorent ce danger imminent concernant la forêt de Mikea. Ces personnes agissent aveuglement en pensant que cette forêt est inépuisable.
 
La disparition de la forêt de Mikea constitue une grande perte dans l’histoire de Madagascar. Entraînant ainsi des pertes considérables au niveau économique par l’intermédiaire du tourisme.

Les Mikea victimes de la civilisation moderne

Historiquement, les Mikea sont des Masikoro, mais à cause des pressions et des corvées royales, ils quittent leurs villages de bon matin et se cachent dans la forêt. La situation a empiré pendant l’époque coloniale et les gens préfèrent s’installer dans la jungle jusqu’en 1985, arrivée de la première mission norvégienne à Vorehe. Ils ont mené une vie simple qui dépend uniquement de la forêt et de ces richesses naturelles. Ils étaient jaloux de ces forêts qui leur servent de cachette et de source de vie. La visite d’une personne étrangère en terre mikea était indésirable pendant toutes ces périodes. La forêt était inexploitable et ses occupants arrivent bien à survivre grâce à l’équilibre de l’écosystème.
 
Mais, actuellement il n’y a plus de véritables Mikea (des personnes sauvages et mystérieuses). Ils ont adapté une autre manière de vivre en cohabitant avec les Masikoro et les Vezo. Ils ne s’isolent plus dans la forêt et sont devenus «des enfants de la lumière», selon les évangélistes et missionnaires luthériens œuvrant dans ces localités. Beaucoup d’entre eux fréquentent l’église et envoient même leurs enfants à l’école. On constate un grand changement au niveau de leur société, exigeant ainsi de nouvelles ressources financières. Le système troquer miel contre nourriture ou des produits de chasse contre les vêtements ne fonctionne plus. Maintenant, tout est commandé par l’argent or les mikea sont des personnes pauvres et toujours affamées face à ces nouveaux besoins. Ils commencent à détruire la nature qui les entoure et l’exploitent sauvagement pour pouvoir cultiver du maïs leurs seules ressources pécuniaires. La civilisation moderne les contraint à agir d’une telle façon. Ils sacrifient leurs valeurs traditionnelles et naturelles.
 

S.O.S
 
Jean De La Croix, Chef du projet Mikea : «Le problème dans la région c’est la négligence des autorités. On lance un appel à toute personne de bonne foi à contribuer son aide pour sauver le peu qu’il reste à Ambovomena. La population tend sa main pour que les Ong et les associations viennent à son aide. Surtout dans le domaine d’adduction d’eau potable».
 
Raoely : « On a besoin de secours surtout dans les domaines de l’environnement, l’éducation et de la santé. On se rend compte du danger qui pèse sur nos têtes malheureusement personne ne s’intéresse à nous. Étonnant ! pourquoi les autorités nous délaissent ainsi». (traduction libre)
 
Texte :  Riana Randrianarisoa

 
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